AZAWAD

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الثلاثاء، ٣٠ أغسطس ٢٠١١

Communiqué de la coordination touarègue pour la Libye


Communiqué de la coordination touarègue pour la Libye

Nous, la Coordination Touarègue pour la Libye, tenons à exprimer notre profonde inquiétude concernant la situation de communauté touarègue en Libye. Avec la chute de Tripoli, de nombreuses exécutions sommaires de civils touaregs ont eu lieu et ne cessent d’avoir lieu chaque jour. Un massacre gravissime se prépare sous l’œil des médias internationaux présents en Libye à qui nous demandons un traitement médiatique déontologique et responsable devant l’esprit de vengeance qui anime certains groupes d’insurgés.

Nous appelons le CNT, la communauté internationale, l’Otan, la Croix-Rouge, a respecter la convention internationale de Genève et à protéger les civils innocents et victimes du conflit.

Des témoignages nombreux et unanimes font état d’exécutions sommaires de civils touaregs dans la ville de Tripoli alors que la bataille pour le contrôle de la capitale continue.
D’autres témoignages recueillis dans le camp de réfugiés libyens de Debdeb en Algérie font état de menaces de massacres contre les civils touaregs dans le sud du pays notamment à Ghadames, les ‘rebelles promettant aux touaregs de leur faire payer par le sang le prix de leur prétendu soutien au régime de Kadhafi.
Actuellement plusieurs milliers de familles touarègues libyennes, notamment de Dereg et de Ghadames (Libye), ont pris la fuite vers l’Algérie par peur de massacre à leur encontre. La plupart ont trouvé refuge dans la commune frontalière de Debdeb (Algérie) distante d’une vingtaine de kilomètre de Ghadames.
Tous craignent aujourd’hui qu’un bain de sang vienne endeuiller l’issu d’un conflit dans lequel la communauté touarègue libyenne a été prise au piège entre deux forces. Soumise au joug Kadhafiste dans le sud, où les Kadhafa règnent en maitre depuis des décennies, suspectés d’être partisan du guide par les nordistes, les Touaregs libyens sont aujourd’hui la cible de l’esprit de vengeance des chebabs, au mépris des règles élémentaires de la convention de Genève.
Depuis le début du conflit, les civils Touaregs libyens ont payé un lourd tribut : beaucoup ont été enrôlés contraints et forcés dans le sud, sous le prétexte d’aller participer à des manifestations de soutien au guide, pour finalement se retrouver parachutés sur les fronts du nord. De nombreux militaires loyalistes touaregs ont été exécutés dans les casernes du nord par les officiers de l’armée libyenne parce qu’ils refusaient de participer à des opérations de répression avant l’intervention de l’Otan. Et ce dès le mois de mars 2011. Près d’un millier de militaires touaregs loyalistes ont péris dans les bombardements de l’OTAN lors de la bataille de Misrata. Parallèlement, plusieurs groupes isolés de touaregs libyens ont tenté de rejoindre la rébellion, avec plus ou moins de réussite, étant donné les difficultés de communication sur le terrain. La jonction a néanmoins eu lieu entre la rébellion et des groupes touaregs libyens pour les batailles de Zenten, Nalut, le poste frontalier avec la Tunisie et celle du Nefussa. Des rencontres ont eu lieu entre des représentants de la Coordination et le CNT dès le mois d’avril 2011 pour mettre en place une coordination entre les forces rebelles et les territoires du Sud.
Nous lançons un appel urgent aux forces armées du CNT, à l’OTAN, à la Croix Rouge et au Croissant rouge pour que cesse immédiatement l’esprit de vengeance qui prévaut actuellement au sein des forces armées rebelles et pour que soient garantis les droits élémentaires des populations libyennes conformément à la convention de Genève et à la résolution de l’ONU de protéger les civils libyens.
Au moins 200 000 personnes seraient concernées par les menaces de massacre en prévision de la chute du régime de Kadhafi.

Pour la Coordination des Touaregs pour la Libye
Ishaq Ag Alhusseyni
Contact : ishaq@wanadoo.fr / ghoumar@gmail.com

easthe Tuareg Coordination of Libya - Press Rele/Communiqué de la coordination touarègue pour la Libye



We, The Tuareg Coordination of Libya, wish to express a deep anxiety concerning the present situation of the Tuareg community living in Libya. Since the fall of Tripoli, there has been and continues to be many executions amongst Tuareg Libyan civilians.
The organization of a very serious massacre is being prepared under the eye of the international media. We demand that the press coverage be responsible and ethical concerning the spirit of vengeance that prevails amongst certain rebel groups.
We are calling the TNC, the International Community, NATO, the RED CROSS and all other international organizations to apply the standards of international law, as established in the Geneva International Convention, and to respect and protect innocent civilians and victims in the Libyan conflict.
The collected evidence is unanimous; many civil Tuaregs have been executed and continue to be in Tripoli. Tuaregs in the Libyan refugee camp of Debdeb in Algeria have reported of serious threats of massacre against members of their community in the city of Ghadames situated in the south of Libya.
“The rebels are threatening the Tuareg to make them pay the price by bloodshed of their pretended support to Kaddafi’s regime”
At the present time, several thousand Tuareg families, mostly from the regions of Dereg and Ghadames, have fled to Algeria by fear of reprisals. Most have found refuge in the town of Debdeb in Algeria located twenty kilometers of Ghadames.
The Tuareg community, who at the moment is trapped between two forces, fears a bloodbath. Forced to Submit to Kaddafi’s followers in the south, where the “the Kadhafa’s” have reigned for decades and suspected by the northern communities to be partisans of Kadhafi, the Libyan Tuaregs have become the target of acts of vengeance committed by the Chebab, despite the laws of the Geneva convention.
Since the beginning of the conflict, civil Tuareg Libyans have seen the fighting take a heavy toll within their communities. In the south, many were enrolled to participate in pro Kaddafi demonstrations and found themselves parachuted on the front lines of the conflict.
Since March 2011 and before NATO’s interventions, many military Tuaregs who refused to participate in repression operations were executed by army officials. Over a thousand military Tuareg loyalists have died since the bombing of NATO and during the battle of Misrata.
At the same time, several isolated Tuareg groups have tempted to join the rebellion, despite the communication difficulties. Collaboration succeeded between the rebels and Libyan Tuareg groups during the battles of Zenten, Nalut near the Tunisian border and Nefussa.
Since April 2011, several delegates of the Tuareg Coordination met with the TNC in order to organize coordination with the rebels in southern territories.
This is an urgent appeal addressed to the TNC’s armed forces, to NATO and to the Red Cross to immediately stop all acts of vengeance perpetuated by the rebel’s armed forces. Guaranties and elementary rights must be respected and applied in accordance with the Geneva Convention and the United Nations resolutions. Over 200 000 people are concerned by the threat of massacre in prevision of the fall of Kadhafi’s regime.
The Tuareg Coordination of Libya
Ishaq Ag Alhusseyni
Contact: ishaq@wanadoo.fr / ghoumar@gmail.com

الخميس، ٢٥ أغسطس ٢٠١١

"Urgence pour les civils touaregs victime de la guerre en libye"


Avec la récente chute de Kadhafi, plusieurs centaines de familles de la communauté Touareg vivant en Libye sont obligés de fuir le pays par peur de répression à leur encontre, notamment de Dereg et de Gadamesse (Libye) pour se refugier à dans la commune de Deb-Dab (Algérie) distante d’une vingtaine de kilomètre de Gadamesse. Nous lançons un appel solennel à la Croix-Rouge et à toutes les organisations humanitaires opérant dans la zone conflictuelle en Libye de ne pas laisser des massacres avoir lieu lorsque de nombreux libyens promettent à ces familles Touareg de leur faire payer leur soutien au régime Kadhafi au péril de leur vies.

الأربعاء، ٢٥ مايو ٢٠١١

L’initiative de dialogue du Mouvement National de l’Azawad (M.N.A)

L’initiative de dialogue du Mouvement National de l’Azawad (M.N.A)

A

Son Excellence, Monsieur le Président de la République du Mali

Excellence,


L'Azawad est une immense région géographique ayant abrité l'une des plus vieilles civilisations de ce monde. Comme ce qu’en témoignent sa culture à travers les âges (écriture Tifinagh et Arabe), ainsi que des langues et des modes de vie adaptés à l'environnement. Cette notoriété historique et culturelle tend vers la dégradation totale d'où une dévalorisation dans la région à travers le temps des sites comme : Tin-bouctou, Tadamakate (actuel site d'Es-souk), Tombeaux des Askia.... Cette région et sa population, font face à des enjeux politiques (question du Nord...), économiques (exploitation des ressources du sous-sol...) et climatiques (désertification et sécheresses...).



Avant les indépendances Africaines, ce sont les Ulémas et les chefs de tribus et savants en général, qui étaient la référence dans la gestion des affaires sociales, culturelles et économiques des communautés de l'Azawad . Rôle qu'ils ont si bien fait et assumé. Dès la pénétration française dans le soudan-français, le peuple de l'Azawad a affiché sa volonté de non-soumission à une force étrangère. Avant le départ de la France, le peuple de l’Azawad à travers ses chefs de tributs et autres, grands commerçants et notables, ont dans une lettre adressée au président de la république française exprimé la volonté des Azawadiens de leur restituer leur terre.

L’Azawad connait depuis quelques années une crise inédite liée aux conséquences des aléas climatiques, de l’immensité de la région incontrôlée, qui est en phase de devenir le théâtre des opérations de criminalité de tous genres, en complicité avec des dignitaires du pouvoir centralisé malien sur cette terre ancestrale. Quant au non respect des droits fondamentaux de nos populations et la question des ressources de nos terres, nous constatons avec une grande amertume les défaillances.

Avec l'Avènement de l'indépendance, ayant conduit au rattachement du territoire de l'Azawad sans concertation de nos populations au Mali en 1960, les communautés de l'Azawad furent face à une déstabilisation de leurs organisations sociales, culturelles et politiques. Cela engendra une multitude de résistances (1963-1990 et tout ce qui s’en suit) contre la politique d'assimilation et d'acculturation, entachées d'actes douloureux et déplorables de massacres perpétrés contre le peuple de l’Azawad.

Nous vivons depuis 50 ans des rébellions infinies dont les pertes sont lourdes. Il est aujourd’hui temps de mettre fin à cette tragédie qui n’a que trop durée, cela pour le bien être du peuple malien mais aussi du peuple azawadien. Enfin que chacun s’occupe de l’épanouissement de sa population.

Pour ces raisons, Nous , Mouvement National de l’Azawad demandons au Gouvernement malien ce qui suit :

- La reconnaissance du droit à l’Auto-détermination du peuple de l’Azawad ;

- Prendre toutes les mesures adéquates pour la mise en œuvre de ce Droit ;

- L’ouverture d’une voie de dialogue avec les structures politiques du M.N.A dont la première condition est la reconnaissance du droit à l’auto-détermination du peuple de l’Azawad ;

- L’organisation d’un referendum en concertation avec toutes les structures de la société civile azawadienne et les partenaires étrangers ;

- Privilégier la voie pacifique pour la résolution de cette crise dans les meilleures conditions et éviter toute agression contre les azawadiens.

Dans l’attente d’une suite favorable, recevez monsieur le président nos salutations les meilleures.

Le secrétariat de bureau politique du Mouvement National de l’Azawad ( M.N.A)

الثلاثاء، ١٧ مايو ٢٠١١

M.N.A : Arrestation d’un de nos journaliste (Malike Maiga ) et 3 autres personnes à Gao

M.N.A : Arrestation d’un de nos journaliste (Malike Maiga ) et 3 autres personnes à Gao
Lundi, 16 Mai 2011 15:53 mnamov
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Nous informons l’opinion National et International de l’arrestation arbitraire à l’ instant de 4 personnes dans la vile de Gao dont un journaliste ABDOUL Malik Maiga de la radio ADRAR KOIMA par les services secrets Maliens.

Les raisons de cette arrestation ne sont pas connues et nous ne disposons pas toutes les informations au moment ou nous diffusons cette information. ABDOUL Malik Maiga a été interpelé une première fois par le gouverneur de la région de Gao pour lui poser quelques questions suite a la diffusion d’information sur le programme du M.N.A (Mouvement National de l’Azawad) le vendredi dernier ;il a par la suite été relâcher après avoir été transféré vers un juge. Dans la journée du dimanche, il a diffusé des informations sur la carte géographique et politique de l’Azawad tout en donnant quelques explications.

Nous dénonçons avec rigueur ces arrestations et demandons la libération immédiate de nos amis dans les plus brefs délais. Ces actes témoignent du non respect de la liberté d’expression et de la violation des droits les plus élémentaires des Azawadiens. Le Malien démontre au monde une fois de plus son agressivité face aux actes pacifistes des Azawadiens.

Nous lançons un appel aux organisations international des droits de l’hommes notamment au RSF (Reporteur sans frontière) a venir en aide a nos amis afin qu’il retrouvent leur liberté.

Ces actes sont déplorables et injustifiable de la part d’un Etat qui se dit démocratique…



Secrétaire à la communication

Ougastan AG Ahmed

السبت، ٣٠ أبريل ٢٠١١

Ousmane Ag Moussa, Tamikrest : à la jeunesse touarègue



Déclaration de Ousmane Ag Mossa

À la jeunesse touarègue:
Nous devons tous prendre conscience que nous appartenons à une communauté et à une culture. C'est cette culture qui fait notre force aux yeux des autres.
Il faut que la jeunesse touarègue s'investisse pour sa terre "l'Azawad", ses villes, ses villages et campements. Le développement de ces localités est un devoir individuel et collectif. Personne ne travaillera à la préservation de notre terre si nous ne le faisons pas nous-mêmes. Pour preuve, regardez ce qu'ont fait les États-Nations depuis 50 ans, regardez les conditions dans lesquelles nous vivons, l'abandon dans lequel se trouvent notre peuple et nos terres. Cette situation ne peut que déchirer le coeur de tous ceux qui aiment notre peuple.
Nous avons tous un devoir vis-à-vis de nous-mêmes. Ce devoir est de préserver notre culture et notre identité, de réclamer sans relâche nos droits fondamentaux, tant au niveau régional qu'international, de privilégier notre droit à l'autodétermination sans lequel il est difficile d'éradiquer le mal.
La jeunesse touarègue ne doit pas rester indifférente au fait que nous sommes devenus des étrangers sur notre propre terre. Nos villes subissent une politìque de peuplement qui est en train de nous tuer à petit feu. La vente de nos terres à des sociétés multinationales, sans notre consentement, est une dépossession avérée. Un peuple sans terre comme le nôtre, qui jusqu'à présent a toujours jouit d'espace et de liberté, souffrira de cette dépossession pour l'éternìté...
Au monde:
La communauté internationale ne doit pas rester sourde face à la possible disparition du peuple touareg qui serait une perte immense pour toute l'humanité. Le monde regarde aujourd'hui la souffrance des Touaregs. Mais peu de voix s'élèvent, peu de gens écoutent ce peuple qui brûle intérieurement depuis un demi-siècle. Les États-Nations pratiquent une politique de balkanisation de nos terres, et mènent une politique discriminatoire dans le but de nous faire disparaître comme en témoignent nos conditions de vie dans le dénuement.
Le monde doit apprendre à écouter le coeur des Touaregs et nous aider dans le sens de notre vision qui n'est autre que: "nous demandons que cessent immédiatement les injustices que nous subissons, que ce qui nous appartient nous soit restitué, c'est à dire nos terres et le pouvoir de déterminer notre propre destin. Les Touaregs veulent vivre en liberté sur leurs terres et mettre un terme à cette forme de colonisation qui prévaut depuis 50 ans et qui n'a que trop duré".

الأربعاء، ٢٠ أبريل ٢٠١١

Mouvement National de l’Azawad Premier congrès national Communiqué final



Lors de son premier Congrès National tenu du 15 au 17 avril 2011 à KIDAL, a été exposée en totalité, par les congressistes, la situation inquiétante de la région de l’Azawad due à l’occupation Malienne et aux conséquences catastrophiques à tous les niveaux. Il a aussi été question du vent de révolution qui souffle aujourd’hui dans le monde au niveau régional et international. Cela signifie que le monde traverse une période très importante de son histoire ou les peuples décident de leur devenir politique.
A cet effet
Le Mouvement National de l’Azawad (M.N.A) :
1- Confirme son engagement et son attachement au droit à l’auto-détermination du peuple Azawadien selon sa libre volonté, comme seule solution au conflit Azawad-Mali qui dure depuis 50 ans.
2- Renouvelle son appel au peuple Azawadien à adhérer au Mouvement et à son projet politique
3- Confirme que la priorité est au combat pacifique mais en gardant toutes les méthodes légitimes pour la révolution et la résistance
4- Appel le gouvernement Malien à un dialogue sérieux sur le principe de l’Auto-détermination
5- Appel la communauté internationale a assumé ses responsabilités vis-à-vis du non respect des droits les plus élémentaires du peuple Azawadien sur le plan politique, économique et culturel, bafoués par un système politique imposé par le Mali.
6- Affirme son soutien aux initiatives populaires qui ont pour objectif l’amour et la paix, et est contre tout projet destructeur soutenu par l’occupant dans l’Azawad.
7- Condamne toutes formes de terrorisme, qu’il provienne d’un Etat ou des groupuscules et met en garde contre son utilisation comme moyen de contestation pour violer les droits de l’homme ; et refuse toute présence suspecte, sous n’importe quelle appellation, sur le sol Azawadien.
8- Le Mouvement appel toutes les sociétés ou parties signataires d’un quelconque contrat portant sur les richesses de l’Azawad avec le Mali à revoir le dit contrat car il est illégale donc non garantie. Les intéressés peuvent être sujets de poursuites judiciaires.
9- Le Mouvement lance un appel urgent à la croix rouge, au HCR et aux autres organisations humanitaires à venir en aide aux familles Azawadiennes qui fuient les combats en Libye, plusieurs d’entre elles sont bloquées dans les frontières et celles arrivé sur place n’ont aucun soutient de la part du gouvernement Malien.
10- le Mouvement déclare son soutien sans conditions aux révolutions populaires, partout dans le monde et particulièrement celles de l’Afrique du nord, comme une partie indivisible du mouvement des peuples du monde, pour la liberté, la démocratie et le respect des droits Humains. Se sont des valeurs dont le Mouvement croit et s’engage à en faire une réalité vivante pour le peuple Azawadien.



Le Mouvement National de l’Azawad
Kidal le 17 Avril 2011

الجمعة، ٢١ يناير ٢٠١١

Déclaration du Mouvement National de l’Azawad (M.N.A)


Communiqué de presse

Déclaration du Mouvement National de l’Azawad (M.N.A)
2010 dans l’Azawad (Nord du Mali) L’année du chaos sécuritaire, politique, économique et climatique

jeudi 20 janvier 2011

. Face aux crises successives dans la région de l’Azawad et à la nécessité d’y trouver des solutions, le Mouvement National de l’Azawad (M.N.A) a été jugé comme étant l’entité la plus pertinente pour répondre politiquement aux besoins et aux préoccupations du peuple Azawadi. Le Mouvement National de l’Azawad, né le 01 novembre 2010 à Tinbouctou, affirme que le peuple de l’Azawad, dans sa diversité, défend et valorise le dialogue participatif et l’écoute afin d’atteindre ses objectifs légitimes et de recouvrir tous ses droits historiques spoliés.

En réalité, il ne saurait y avoir de solution objective et durable au sous-développement ni aux problèmes sécuritaires, encore moins de réels projets de société, sans que la gestion de tous ces problèmes ne reviennent entre les mains des intéressés, les azawadiens, qui sont les premiers a être affectés, ceci non seulement pour l’intérêt de l’Azawad, mais aussi pour l’intérêt de la communauté sous régionale et internationale. Par ce communiqué, le M.N.A souhaite affirmer le retour des Azawadiens au premier plan dans la gestion totale de leurs affaires et trouver une solution définitive aux problèmes de leur région, qu’ils soient économiques, politiques ou sécuritaires, mais en rappelant que ceci ne saura se faire qu’en restituant aux azawadiens leur terre ainsi que sa gestion complète.

L’Azawad connait depuis quelques années une crise inédite liées aux conséquences des aléas climatiques, de l’immensité de la région incontrôlée, qui passe en devenir d’être le théâtre des opérations de criminalité de tous genre, en complicité avec des dignitaires du pouvoir centralisé Malien.sur ces terres ancestrales.

Nous dénonçons avec rigueur l’amalgame qui s’opère entre notre peuple et AQMI ainsi que ce qu’il en résulte.

Le cas de l’enlèvement de Michel Germaneau en est un exemple des plus symptomatiques : Le 19 avril 2010 cet humanitaire français est enlevé au Niger, puis détenu au Mali où il sera exécuté le 25 juillet 2010, trois jours après un raid franco-mauritanien contre une unité d’AQMI. Depuis sa mort, la presse française entretient la confusion totale et des amalgames répétés entre islamistes, intégristes, rebelles, tribus Touarègues, etc. Pour exemple, le journal français Le Monde a publié le 27 juillet 2010 un article accusant directement « le peuple touareg de soutenir les terroristes d’AQMI, de les héberger dans leurs campements et d’avoir ainsi pris part directement ou indirectement à la mort de Michel Germaneau. » Nous serions plutôt tentés de parler de la désinformation sur la question de sécurité dans l’Azawad .

Pour preuve, l’assassinat par l’AQMI de Sidi Mohamed Ag Acherif, le 12 Aout 2010 après celui du colonel Lamine ould Bou officier de la sécurité malienne dans son domicile à Tinbouctou en juillet 2009, fut à peine relayé par le pouvoir malien et encore moins par les médias internationaux. L’opposition du peuple de l’Azawad aux agissements d’AQMI ne date pas d’aujourd’hui. On note l’opération anti-terroriste lancée par la rébellion Touarègue en 2006 et qui s’était soldée par la mort d’Abou Haoula, une des têtes de cette organisation.

Nous témoignons de l’inquiétude des populations Azawadis surtout nomades vivant de la transhumance face aux conséquences pour la région saharienne suite à l’enlèvement au Niger, le 16 septembre 2010, de sept personnes travaillant pour le groupe Areva et la société Satom (Vinci), dont cinq ressortissants français, détenus sur le territoire de l’Azawad. Nous avons en mémoire le raid mené par l’armée mauritanienne en septembre 2010 près de Tinbouctou sur le territoire de l’Azawadi dans le contexte d’une offensive contre AQMI, qui a couté la vie a deux femmes et fait de nombreux blessés, le débarquement des troupes françaises à Ménaka (à 350 kilomètres a l’est de Gao), pour y mener l’assaut donné par les forces "françaises et nigériennes" s’est soldé par la mort des deux otages français pour qui nous avons une pensée. Toutes ces interventions ont eu lieu après une autorisation, qu’a donnée le président malien Amadou Toumani Toure, a quiconque voulant pénétrer le territoire Azawadien sous prétexte de lutter contre ce qu’il appel le terrorisme.

De plus, ces activités criminelles d’envergure internationale se font au vu et au su des autorités maliennes et dont l’Azawad paye les conséquences car elles jettent le discrédit sur toute cette région et ses communautés. A titre d’exemple est a noté le débarquement des tonnes de drogues d’un Boeing 727 dont l’épave avait été retrouvée en plein désert en novembre 2009 à Tarkint dans la région de Gao. Des convois de drogue escortés par des agents des forces de l’ordre maliennes, trafiquent des stupéfiants et des émigrés sous les yeux de tous, pour ne citer que cella, voici des témoignages de l’implication directe et de la participation du gouvernement malien dans tous ce chaos.

Tout ceci expose les peuples nomades à un danger sans précédent en plus de celui qu’ils connaissent depuis longtemps avec le gouvernement central malien. Ces populations sont entre le marteau et l’enclume. Pour toutes ces parties, elles ne sont que des proies faciles à exploiter, à accuser, à manipuler et à exécuter sans motifs comme en témoigne l’assassinat crapuleux et sauvage du Commandant Barka Cheikh et Mohamed AG Mossa à Kidal le 11 avril 2008 et des crimes dont jamais ni enquête menées, et ni famille consolées. L’histoire de l’Azawad en retient de ces crimes organisés.

En effet, pour certains, les Kel Tamasheq (Touareg) ne sont que des complices coopérants avec les islamistes, et pour l’AQMI, ils ne sont des associés des pouvoirs centraux. Leur désaccord fut manifesté avec les activités terroristes comme en témoigne un reportage de la chaine de télévision France24 en janvier 2008 dans lequel le chef de la rébellion Touarègue, Ibrahim Ag Bahanga déclare : « Nous n’avons pas de contacts avec ces gens là, c’est une campagne mensongère de la part du gouvernement malien pour porter préjudice aux Touaregs ». Egalement, Anne Saint Girons dans un article paru le 30/11/2010 dans le Monde : « Menés par l’appât du gain, les rescapés du GSPC se sont créés, grâce aux conditions géopolitiques particulières à la région sahélo-saharienne, un juteux fromage. Seuls les Touaregs seraient en mesure de les en chasser, d’autant que, de l’avis des experts, ils ne seraient que quelques centaines à tenir la zone. Il y faudrait une volonté politique locale qui n’existe pas et, surtout, l’abstention des puissances occidentales dont l’intervention ne ferait que renforcer leurs rangs. ».

Quand au mode de vie, la région saharienne souffre des variations climatiques avec l’avancée de la désertification qui perturbe et les hommes et leur mode de vie. L’Azawad a vécu, en 2010, l’une des plus grandes sécheresses de son histoire rappelant tristement celles des années 1973 et de 1985. Faisant des dizaines de morts parmi lesquels des enfants et des femmes ayant succombés à la soif et à la famine, des milliers de têtes de cheptel décimées par la sécheresse. De nombreuses familles se sont retrouvées appauvries par cette crise et sans aucun secours. N’ayant plus d’autres sources de revenues, beaucoup de ces familles ont été contraintes à l’exil. Encore une fois, face à cette crise majeure, la population de l’Azawad n’a pu que constater le manque de réaction des autorités nationales et l’indifférence de la classe politique malienne face à leurs malheurs.

L’accroissement des inégalités et de la pauvreté, l’exacerbation des frustrations identitaires, le contexte de violence et de suspicions généralisées à l’encontre du peuple de l’Azawad fait le terreau du pouvoir malien. Les azawadiens s’inquiètent de l’absence de prises en compte des ces problématiques et commencent a s’interroger sur le rôle des organisations des droits de l’homme, des médias et sur la cause du silence de la part de la communauté internationale face aux risques de disparition d’un peuple.

A la suite de ce qui a été dit, le MNA déclare :

Dénonce totalement toute forme de terrorisme qu’il provient de groupe d’individus ou Etatique, de même, le terrain d’échange et de transaction des otages qu’a fait le Mali de l’Azawad, comme moyen de financement du gouvernement malien pendant que les azawadiens ne gagnent que le déshonneur en salissant le nom de leur terre.

Dénonce toute intervention de toute nature sur le territoire azawadien qui ne cause que plus de conflits et encourage des actes terroristes dont seuls les azawadiens récoltent les conséquences.

il n’y a point de plus cher sur le territoire azawadiens que l’âme d’un azawadien, cependent les azawadiens refusent d’être le prix de quiconque a part d’eux-mêmes car ils ne sont la cause du malheur de personne et expriment leur sympathie à tous ceux qui ont perdus leurs proches suite aux actes terroristes ou aux guerres.

Nous lançons un appel solennel à la communauté internationale d’agir en prenant en compte et en respectant la vision des azawadiens en vue d’une résolution définitive de cette question jusqu’ici sans solution, dans l’intérêt du maintien de la paix et de la stabilité dans cette grande région du Sahara. Il en va de l’avenir de notre peuple.

Afin de parvenir à une garantie sûre, il est primordial et indispensable que l’ensemble de la communauté internationale reconnaisse le droit à l’autodétermination du peuple de l’Azawad.

Le M.N.A, considère le respect de son point de vue, sur ce qui concerne la résolution des conflits Mali-Azawad qui dure depuis 50 ans et des problèmes actuels qui en sont les conséquences, un point crucial pour atteindre une solution finale aux problèmes qui affectent les Azawadiens ainsi que la communauté régionale et internationale

Ougasstan AG Ahmed

Chargé de communication

Tel : +223 70225491

الخميس، ٣٠ ديسمبر ٢٠١٠

L'Azawad est un peuple dominé. il tente en vain de s' intégrer dans un ensemble national qui le rejette depuis un demi siècle.




Les réactions de l`Etat malien ont été répressives en pratique ou en théorie. Son attitude ne semble pas changer depuis la décolonisation à nos jours sur la question de ''dissidence''. Je pense qu'il est grand temps que les azawadis entament la réflexion sur l’organisation et le devenir de leur peuple en répondant clairement à toutes les questions qui ont été jusqu’ici occultées.

Aucune volonté de vivre en paix ne peut constituer un prétexte pour ne pas condamner et dénoncer les multiples crimes commis contre le peuple Azawad par l’Etat malien qui n’arrête pas d’amplifier sa politique inhumaine à l’égard de cette population nomade et semi-nomade.


La stratégie du régime malien consiste à :



1- Diviser pour régner en semant la discorde et l’effritement de la société d’Azawad. Les conséquences de cette politique sont dramatiques :

- Les populations sont livrées à elles même. L’insécurité est leur lot quotidien.

- Organisation d’assassinats masqués en accident.

- Rapport conflictuel entre les différentes tribus.

- Privation des populations de leur droit à l’éducation, au savoir et aux études supérieures.

- Obliger les populations à déserter leur terre natale pour permettre à l’Etat malien d’avoir le contrôle des richesses du sous-sol.

2- Mutation des populations du sud au nord pour assoir son occupation et sa colonisation.

3- Classer leurs régions « zone de guerre » afin de justifier l’occupation militaire qui accentue les troubles sociales.

4- La démission de l’Etat malien en matière de prise en charge des populations victimes des catastrophes naturelles, d’épidémie ….

5-Le non respect et la violation de tous les accords signés en vue d’arriver à une solution juste et définitive.

6- signature de contrats d’exploitation minières sans concerter les populations locales concernées.

7- le mutisme complice et criminel des instances onusiennes et de la communauté internationale devant la politique coloniale et infâme de l’Etat malien.

Message.

Nous n’avons pas d’autre choix que de nous assumer en tant que peuple victime de la colonisation. Il est de notre devoir de réconcilier notre communauté et d’unifier nos rangs afin de défendre comme un seul homme notre liberté, notre dignité et notre droit de disposer de nous même.

Le peuple Azawad est digne de respect. Il s’est façonné à travers l’histoire une identité qui puise sa grandeur dans sa langue reconnue comme l’une des plus anciennes et sa culture multimillénaire. A ce titre, il n’a rien à envier aux autres peuples de la planète. Son droit à l’existence est un droit naturel qui n’a pas besoin d’être justifié

La colonisation n’est pas une fatalité. Le peuple Azawad n’est pas condamné à la subir éternellement.

Notre malheur découle des luttes de leadership qui déshonorent nos élites. Il est temps de dépasser les considérations personnelles et les luttes intestines pour constituer un front uni, condition impérative pour la libération de notre peuple.

Nous sommes soumis à l’une des plus infâmes politique de colonisation qui nous a réduit en petits ilots humains , ignorés, humiliés, niés dans leur droit le plus élémentaire : le droit à l’existence et à la dignité.

Depuis 1960, l’Etat malien a érigé la violence en mode de gestion gouvernementale dans le territoire de l’Azawad. Telle est le sort injuste réservé aux peuples sans Etat qui subissent les affres de l’occupation dans l’indifférence totale de la communauté internationale.