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الثلاثاء، 1 شوال، 1432 هـ

Communiqué de la coordination touarègue pour la Libye


Communiqué de la coordination touarègue pour la Libye

Nous, la Coordination Touarègue pour la Libye, tenons à exprimer notre profonde inquiétude concernant la situation de communauté touarègue en Libye. Avec la chute de Tripoli, de nombreuses exécutions sommaires de civils touaregs ont eu lieu et ne cessent d’avoir lieu chaque jour. Un massacre gravissime se prépare sous l’œil des médias internationaux présents en Libye à qui nous demandons un traitement médiatique déontologique et responsable devant l’esprit de vengeance qui anime certains groupes d’insurgés.

Nous appelons le CNT, la communauté internationale, l’Otan, la Croix-Rouge, a respecter la convention internationale de Genève et à protéger les civils innocents et victimes du conflit.

Des témoignages nombreux et unanimes font état d’exécutions sommaires de civils touaregs dans la ville de Tripoli alors que la bataille pour le contrôle de la capitale continue.
D’autres témoignages recueillis dans le camp de réfugiés libyens de Debdeb en Algérie font état de menaces de massacres contre les civils touaregs dans le sud du pays notamment à Ghadames, les ‘rebelles promettant aux touaregs de leur faire payer par le sang le prix de leur prétendu soutien au régime de Kadhafi.
Actuellement plusieurs milliers de familles touarègues libyennes, notamment de Dereg et de Ghadames (Libye), ont pris la fuite vers l’Algérie par peur de massacre à leur encontre. La plupart ont trouvé refuge dans la commune frontalière de Debdeb (Algérie) distante d’une vingtaine de kilomètre de Ghadames.
Tous craignent aujourd’hui qu’un bain de sang vienne endeuiller l’issu d’un conflit dans lequel la communauté touarègue libyenne a été prise au piège entre deux forces. Soumise au joug Kadhafiste dans le sud, où les Kadhafa règnent en maitre depuis des décennies, suspectés d’être partisan du guide par les nordistes, les Touaregs libyens sont aujourd’hui la cible de l’esprit de vengeance des chebabs, au mépris des règles élémentaires de la convention de Genève.
Depuis le début du conflit, les civils Touaregs libyens ont payé un lourd tribut : beaucoup ont été enrôlés contraints et forcés dans le sud, sous le prétexte d’aller participer à des manifestations de soutien au guide, pour finalement se retrouver parachutés sur les fronts du nord. De nombreux militaires loyalistes touaregs ont été exécutés dans les casernes du nord par les officiers de l’armée libyenne parce qu’ils refusaient de participer à des opérations de répression avant l’intervention de l’Otan. Et ce dès le mois de mars 2011. Près d’un millier de militaires touaregs loyalistes ont péris dans les bombardements de l’OTAN lors de la bataille de Misrata. Parallèlement, plusieurs groupes isolés de touaregs libyens ont tenté de rejoindre la rébellion, avec plus ou moins de réussite, étant donné les difficultés de communication sur le terrain. La jonction a néanmoins eu lieu entre la rébellion et des groupes touaregs libyens pour les batailles de Zenten, Nalut, le poste frontalier avec la Tunisie et celle du Nefussa. Des rencontres ont eu lieu entre des représentants de la Coordination et le CNT dès le mois d’avril 2011 pour mettre en place une coordination entre les forces rebelles et les territoires du Sud.
Nous lançons un appel urgent aux forces armées du CNT, à l’OTAN, à la Croix Rouge et au Croissant rouge pour que cesse immédiatement l’esprit de vengeance qui prévaut actuellement au sein des forces armées rebelles et pour que soient garantis les droits élémentaires des populations libyennes conformément à la convention de Genève et à la résolution de l’ONU de protéger les civils libyens.
Au moins 200 000 personnes seraient concernées par les menaces de massacre en prévision de la chute du régime de Kadhafi.

Pour la Coordination des Touaregs pour la Libye
Ishaq Ag Alhusseyni
Contact : ishaq@wanadoo.fr / ghoumar@gmail.com

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