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الخميس، 10 شوال، 1432 هـ

La Communauté Touarègue, victime à la fois des pro-Kadhafi et des anti-Kadhafi.

Communiqué de la Coordination Touarègue pour la Libye Le 8 septembre 2011 La Communauté Touarègue, victime à la fois des pro-Kadhafi et des anti-Kadhafi. Dans une récente alerte nous faisions état de la situation humainement désastreuse que vit la communauté Touarègue en Libye, pourchassée et assassinée par les insurgés au lendemain de la prise de Tripoli, ayant pour conséquences des fuites collectives vers les frontières algériennes et constitution des camps de réfugiés. Depuis hier, les pro-Kadhafi se sont à leur tour donnés à des exactions contre les Touaregs au motif qu'ils auraient décidé de se ranger du côté du Conseil national de transition (CNT). Depuis, tous les Touaregs du sud libyen ont fui vers les localités algériennes de Tarat et de Tinalkom, à 150 kilomètres de Djanet. Les insurgés et les pro-Kadhafi ne font plus la différence entre un Touareg libyen et un autre Touareg, ils sont bien décidés à les mettre « hors de la Libye ». Or, les 600 000 Touaregs libyens n'ont pas l'intention de se sacrifier, de quitter leur nation et de se retrouver exilés au motif qu'ils auraient dans un premier temps, soutenu un camp et dans un second temps l'autre camp. Nous en appelons à l'ensemble de la population libyenne de cesser immédiatement ces exactions pour l'intérêt et pour la cohésion de toute la Libye. En effet, la Libye de demain aura besoin de toutes ses forces vives pour se reconstruire et pour ne pas laisser une porte ouverte au chaos, à la guerre civile et à la mise sous-tutelle étrangère. Les parties à la conférence régionale sur la sécurité au Sahel doivent féliciter l'Algérie pour avoir accueilli les réfugiés Touaregs et l'encourager à ouvrir davantage ses frontières pour les nouveaux réfugiés et ce, jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée. Ces parties ne doivent pas en outre laisser pour compte les nombreuses familles qui appellent au secours sous le prétexte qu'elles représentaient une source d'insécurité et d'instabilité pour la sous-région du seul fait qu'elles reviennent de la Libye, fuyant les atrocités et autres crimes dont elles font l'objet. Le Sud libyen, connu comme étant le territoire Touareg, n'abrite pour ainsi dire plus aucun Touareg à l'heure actuelle. Ils ont tous été chassés manu militari. Ce « génocide » doit cesser et l'opinion internationale doit contribuer activement à sa fin. Nous ne pourrons par ailleurs que regretter le silence préoccupant de la France sur ce sujet, elle qui a œuvré pour la libération de la Libye et qui a toujours eu et entretenu des liens étroits avec le peuple Touareg. Ishaq Ag Al Husseyni, Coordination Touarègue pour la Libye, Contact : coordination.touaregue@gmail.com

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